50 nuances de grey…

Et oui, encore un article qui parle de ce fameux « mommy porn » comme il a été si élégamment nommé…
Quand j’ai tapé le titre du roman sur hellocoton, je suis tombée sur des dizaines d’articles à ce sujet.
J’avais envie, moi aussi, de ramener mon grain de sel!

Alors dejà, c’est un livre qui se lit très aisément. J’ai toujours été dévoreuse de livre donc forcément, les quelques 500 pages ne m’ont pas le moins du monde effrayée ;).
Je dois dire que depuis la naissance des grumeaux, j’ai beaucoup de mal à lire du livre pesant ou qui demande grosse reflexion. Quand j’étais lycéenne, je devorais du zweig, du levi, du camus , du kafka, du zola avec grand plaisir… Mais, la fatigue cumulée Rapport aux nuits agitées hivernales de mes grumeaux ont eu raison de mon addiction…disons, de manière temporaire…
Bien entendu, j’ai lu depuis 4 ans, mais des choses telles que twillight(aheum), l’accro du shopping(re-aheum) et true blood… Rien de très culturel et profondemment litteraire!

Alors, quand j’ai entendu parler de ce livre qui attirait tant de femmes(même certaines dont je soupconne un amour profond pour les livres), ni une ni deux, j’ai filé chez mon petit libraire pithiverais pour dénicher (moyennant 17 euros, qu’on se le dise….) mon précieux(rires).
Un peu honteuse à la caisse, je n’hésite pas à planter mes yeux dans ceux du libraire…Allez, assume, poulette, il LE sait que c’est un bouquin oléolé…Et puis, c’est tête de gondole, ca doit bien se vendre…

Toute guillerette, je rentre chez moi avec la perspective d’une longue soirée sous la couette(l’homme étant de sortie), armée d’une coupe de glace nougat caramel beurre salé…

Alors, ce livre?
Sans spoiler, du moins, je vais essayer d’être la plus vague possible concernant le contenu et les personnages, fifty shades of grey, j’en pense quoi?

OUI, j’ai aimé… J’ai eu beaucoup de mal à lacher mon livre quand mes obligations maternelles m’appelaient…
concernant le style
C’est amusant mais ce genre de lecture m’a vaguement fait penser à Regine deforge(auteure de la saga bicyclette bleue).
Ca date, me diras tu…en réalité, je piquais ces livres à ma maman quand j’avais 15/16 ans, début de mes premiers émois d’adolescente…
Ca a par ailleurs un petit côté twillightoharlequino nunuche sur les bords…bref, ca sent pas trop la testosterone tout ca hein, je le ferai pas lire à mon mari!

Et paradoxalement, malgré ces aspects un peu fleur bleue(description des sentiments et des sensations alembiquées), il y a un côté un peu trash dans les dialogues concernant les actes sexuels… Soyons honnêtes, certaines expressions et images que j’arrivais à me dessiner étaient, comment dire, marquantes………….

concernant les personnages

bon, on va pas se mentir, on reste quand méme dans le modus operanti des harlequins et des danielle steel…
L’homme, puissant, riche, intelligent, en pleine réussite sociale,jeune, incroyablement beau, classe, musclé et ensorcelant… ( et là je ne peux m’empêcher de penser à damon salvatore )…

La femme, prude, vierge( bah oui, rajoutons du piment), belle, super bien faite(peuvent pas faire des livres avec des gens normaux, genre moi ou toi ou une autre???), super intelligente, arrogante, et forcément, jeune…

la relation
Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis…
Une attraction irrepressible…
Des situations Fantasmagoriques…
Bref, quand tu es dans une histoire normale et saine, ca te rapproche de certains fantasmes courants dans l’esprit collectif… Toussa toussa quoi!

mommy porn

Jsuis pas tout à fait d’accord avec le terme de mommy porn… Jveux dire par là, d’une part, t’as pas besoin d’être une mère pour apprécier te libérer de ton carcan conventionnel le temps d’une lecture…
Ensuite, c’est un peu péjoratif…mommy… C’est à ca que je me resume quand je deviens mère?je suis JUSTE une mère? Je n’ai pas le droit d’avoir mes idées folles à mes heures? d’assumer les soirées sextoys avec les copines?
J’ai l’impression que notre génération assume beaucoup plus de vivre de manière pleine sa parentalité et de vivre sa vie de couple sous tout ses aspects (^^) de facon plus ou moins libéree…
Nos mamans avaient les harlequins…
Et nous avons fifty shades of grey, des reunions soft paris, UNDiz, des week end en amoureux et des textos completement decomplexés entre copines( la concernée se reconnaitra)…

Bref, pour conclure… Oui, fifty shades peut réveiller une flamme un peu ensommeillée par un quotidien harrassant.
Des tout petits et un travail prenant, ca peut avoir raison d’un certain pillier du couple,stuvoiscequejeveuxdire…
Je n’ai pas envie de me reveiller dans 20 ans et me dire, qu’ai je fait de mon couple, de me dire que nous deux, on se résume à nos deux enfants et notre maison…

En réalité, fifty shades of grey a eu le même effet sur mon imaginaire que true blood et spartacus…
Je te laisse imaginer le genre des relations du livre…

Ah si, dernier point…A bien y regarder, l’oie blanche du livre n’est pas si blanche, et le « dominateur » a bien des faiblesses…

Mais n’en disons pas plus…J ‘ai a. Do. Ré!!

Je pars à la recherche de nouvelles lectures du genre….